Urda : Adif a autorisé le train 2080 à repartir après une défaillance du LZB

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MADRID — L’échange enregistré à 8 h 36 entre le centre de régulation ferroviaire d’Atocha et le conducteur du train 2080 apporte de nouveaux éléments sur les consignes transmises avant l’accident d’Urda, dans la province de Tolède. Après avoir signalé un défaut de transmission du système LZB, le conducteur reçoit, à l’issue de plusieurs vérifications, l’ordre de déconnecter puis de reconnecter ce dispositif et de reprendre sa marche sous le régime BSL, « en marche normale ».

La conversation montre que le poste de commande connaissait une défaillance de la centrale d’Urda et que ses agents ont discuté de la procédure à appliquer. Elle documente les instructions adressées au train 2080, mais ne suffit ni à déterminer la cause de la collision ni à établir les ordres reçus par le conducteur de l’autre train.

Un défaut de transmission signalé par le conducteur

Le conducteur s’identifie comme celui du train 2080 et fait état d’un « défaut de transmission par blocage partiel 000 ». Son interlocuteur à Atocha annonce d’abord qu’il va autoriser la circulation, avant de suspendre sa décision pour vérifier les indications de signalisation et consulter la procédure.

L’agent explique alors que « la centrale d’Urda est tombée en panne ». Il s’enquiert de l’indication d’arrêt et de l’objectif zéro, puis précise que le centre examine l’opportunité de déconnecter le système. Le conducteur demande lui-même s’il doit procéder à cette opération et évoque le BSL, un régime de blocage supplétif.

Une hésitation sur la procédure LZB4

Une partie de l’appel porte sur la formulation exacte de l’autorisation. Les agents d’Atocha identifient la procédure comme une « déconnexion LZB4 », mais vérifient si la consigne doit seulement prévoir la déconnexion ou également la reconnexion du système.

La conversation évoque la possibilité de retrouver le fonctionnement normal du dispositif après le franchissement de la zone d’Urda, lors du passage par un autre point de contrôle. Le centre retient finalement la formule comprenant les deux opérations.

Une reprise de circulation autorisée « en marche normale »

À 8 h 36, la consigne est dictée au conducteur du train 2080 : déconnecter puis reconnecter le LZB et reprendre la circulation sous le régime BSL, « en marche normale ». Le conducteur répète les différents éléments de l’ordre, notamment la référence au BSL et à la marche normale, avant de clore l’échange.

Cette séquence atteste une autorisation explicite de reprendre la circulation après la défaillance technique. La portée de la formule « marche normale » doit néanmoins être appréciée au regard des règles ferroviaires applicables et des conditions de signalisation, que la seule transcription ne permet pas de vérifier.

La chronologie complète reste à établir

Les enquêteurs devront rapprocher cet échange des enregistrements de circulation, de l’état du LZB, des indications de signalisation et des autres communications échangées pendant l’incident. Ils devront aussi déterminer quelles informations chaque poste de commande possédait sur la position des trains.

La conversation permet d’établir les instructions adressées au train 2080 et les vérifications qui les ont précédées. Elle ne permet pas, à elle seule, de conclure à une application correcte ou incorrecte de la procédure ni de désigner des responsables de l’accident.

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