Urda : 56 des 69 victimes identifiées, Renfe conteste sa responsabilité et Abascal accuse le gouvernement

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El presidente del Gobierno, Pedro Sánchez, y el presidente de Castilla-La Mancha, Emiliano García-Page, conversan durante la reunión del CECOPI. | Pool Moncloa/Sandra Armada. Urda, Toledo - 30.10.2026

MADRID / TOLÈDE — Le Centre d’intégration des données (CID) a annoncé l’identification de 56 des 69 personnes décédées dans l’accident ferroviaire d’Urda, dans la province espagnole de Tolède. Le bilan provisoire des morts reste inchangé et treize victimes doivent encore être identifiées. Dans le même temps, Renfe affirme que les accidents d’Urda et d’Adamuz ne lui sont pas imputables, tandis que Santiago Abascal, chef du parti Vox, met en cause la responsabilité politique du gouvernement.

Toutes les victimes espagnoles ont été identifiées

Selon le bilan communiqué samedi 31 octobre, les 56 personnes identifiées comprennent les 54 victimes de nationalité espagnole ainsi que deux ressortissants étrangers, un Français et un Portugais. Les treize victimes restant à identifier seraient toutes étrangères et nécessitent des démarches de coopération internationale.

Les équipes ont procédé à 52 identifications par empreintes digitales et à quatre par analyse ADN. Les familles de 51 victimes avaient été informées personnellement, soit celles de 33 hommes et 18 femmes. Cinq notifications restaient à effectuer et 36 dépouilles étaient déjà mises à disposition des proches. Les 69 autopsies ont été réalisées.

Renfe rappelle la répartition des compétences ferroviaires

Dans une déclaration diffusée samedi, Renfe soutient que ni l’accident d’Urda du 28 octobre ni celui d’Adamuz du 18 janvier ne peuvent être attribués à l’entreprise. L’opérateur explique qu’il assure le transport de voyageurs et de marchandises, mais que l’entretien, la conservation et la gestion des infrastructures ne relèvent pas de ses attributions.

Il s’agit de la position de Renfe, et non d’une conclusion des enquêtes techniques ou judiciaires. Les responsabilités éventuelles devront être établies au regard des faits et du rôle précis de chaque acteur.

Abascal met en cause le gouvernement sur fond de débat autour du TGV Madrid-Barcelone

Le président de Vox, Santiago Abascal, accuse le gouvernement de mentir sur les causes de la catastrophe et le tient pour responsable du drame. Sur le réseau X, il a rapproché ses accusations des déclarations du ministre des Transports, Óscar Puente, qui envisage une interruption temporaire de la grande vitesse Madrid-Barcelone pendant des travaux de rénovation.

Le ministre a expliqué que cette formule pourrait permettre de raccourcir la durée de chantiers déjà programmés, comme cela se pratique dans d’autres pays européens. Une éventuelle fermeture temporaire de la ligne Madrid-Barcelone ne constitue toutefois pas, en elle-même, une preuve des causes de l’accident d’Urda. Le débat sur l’organisation de travaux futurs doit être distingué des conclusions de l’enquête en cours.

Treize identifications encore attendues

La collision s’est produite mercredi 28 octobre entre Urda et Los Yébenes et a impliqué un AVE de Renfe et une rame Iryo. Les procédures d’identification se poursuivent dans le cadre du protocole national espagnol pour les catastrophes à victimes multiples. Les autorités privilégient une information personnelle et directe des familles avant la publication officielle des identités.

La prise en charge des proches, la recherche des causes de la collision et le rétablissement de la circulation dans des conditions de sécurité demeurent les principaux enjeux immédiats.

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