MADRID — Francisco Martín Aguirre a présenté dimanche sa démission de son poste de délégué du gouvernement espagnol dans la Communauté de Madrid, qu’il occupait depuis mars 2023. Son départ intervient après son exclusion des listes du Parti socialiste (PSOE) pour les élections législatives du 29 novembre.
Selon des sources de la délégation, «les conditions ne sont pas réunies pour continuer à exercer cette responsabilité». Aucune explication supplémentaire n’a été officiellement détaillée. Cette décision intervient sur fond de divisions internes au PSOE madrilène et de conflits répétés avec les autorités régionales et municipales.
Une démission après la composition des listes du PSOE
Francisco Martín ne figure sur aucune des candidatures socialistes au Congrès ou au Sénat. En juillet, il avait soutenu Enma López face à Reyes Maroto dans la compétition interne pour la candidature à la mairie de Madrid, révélatrice des tensions entre différentes sensibilités du parti.
Le Conseil des ministres devrait désigner son successeur mardi. La sous-déléguée actuelle, Pilar Trinidad Núñez, apparaît comme la principale candidate, sous réserve de la décision officielle.
Des relations dégradées avec les autorités madrilènes
La démission intervient après plusieurs semaines de polémique autour d’un campement installé sur la Puerta del Sol pour dénoncer les difficultés d’accès au logement. Le gouvernement régional d’Isabel Díaz Ayuso et la mairie dirigée par José Luis Martínez-Almeida ont mis en cause la gestion de ce rassemblement par la délégation du gouvernement.
Francisco Martín avait également été critiqué par des syndicats de police après ses commentaires sur des interventions policières lors de manifestations liées à l’éducation.
Avant sa nomination à Madrid, le responsable socialiste avait exercé plusieurs fonctions à la présidence du gouvernement espagnol, notamment celles de secrétaire général de la Présidence et de directeur de services chargés du suivi de l’activité gouvernementale.
Son départ oblige désormais l’exécutif à organiser la continuité de la représentation de l’État dans la capitale, à quelques semaines du scrutin national.

