BARCELONA — Le marché hypothécaire espagnol a repris de la vigueur en juin. Le nombre de prêts accordés pour l’achat d’un logement a progressé de 10,8 % sur un an, à 45 907 opérations, le niveau le plus élevé pour un mois de juin depuis 2010, selon l’Institut national de la statistique.
Le chiffre inverse le léger recul observé en mai et porte à 7 % la hausse des prêts signés au premier semestre. Ce rebond intervient alors que les prix résidentiels augmentent et que l’offre reste insuffisante. Une reprise du crédit ne signifie donc pas automatiquement une amélioration de l’accessibilité.
Un record pour un mois de juin
Le montant moyen a atteint 178 365 euros, en hausse de 6 % sur un an. Le taux moyen a légèrement diminué à 2,96 %, tandis que 61,7 % des opérations ont été conclues à taux fixe. Le capital prêté a progressé plus vite que le nombre de crédits, signe du renchérissement des acquisitions financées.
Les résultats régionaux sont contrastés. La Catalogne progresse de 14 % et l’Aragon de 3,3 %. La Communauté valencienne augmente de 16,1 %, tandis que les Baléares reculent de 10,4 %. Les prix, la demande, le poids du tourisme et la solvabilité des ménages expliquent une partie de ces écarts.
Davantage de crédit, mais des logements plus chers
La hausse peut traduire une demande accumulée et des conditions de financement plus favorables. Elle montre aussi que les acheteurs doivent emprunter davantage pour acquérir un logement. Au premier semestre, 259 684 prêts ont été enregistrés, un record pour cette période depuis 2010.
L’indicateur ne règle pas la crise du logement. Il mesure les opérations enregistrées, pas les ménages exclus du marché ni l’effort nécessaire pour payer une mensualité. Les prix, les salaires, les loyers et l’offre disponible permettront de déterminer si ce rebond traduit une reprise ou une pression supplémentaire sur les acheteurs.

