BARCELONE — Le président du Parti populaire (PP), Alberto Núñez Feijóo, a placé la Catalogne au cœur de son projet politique national et promis de rendre compte tous les trois mois des investissements de l’État dans cette communauté autonome s’il accède à la présidence du gouvernement espagnol.
Dans un entretien accordé à La Vanguardia et repris par Europa Press, le dirigeant conservateur a défendu la nécessité de comprendre la réalité politique, économique et sociale catalane pour gouverner l’Espagne. Son message vise à préciser la place qu’il souhaite donner à la Catalogne dans les relations entre l’État et les communautés autonomes.
Investissements, Rodalies et financement autonome
Feijóo propose un suivi régulier de l’exécution des investissements publics annoncés en Catalogne, avec un compte rendu trimestriel. Cette promesse intervient dans un contexte où les engagements budgétaires et leur réalisation effective alimentent de longue date les discussions entre Barcelone et Madrid.
Les infrastructures ferroviaires, en particulier le réseau de trains de banlieue Rodalies, figurent parmi les dossiers majeurs. Le débat porte sur la qualité du service, la modernisation du réseau et la répartition des responsabilités entre administrations.
Le financement des communautés autonomes constitue un autre point de désaccord politique. Les positions des partis divergent sur les modalités de répartition des ressources et sur les éventuels dispositifs particuliers demandés par la Catalogne. Les déclarations de Feijóo s’inscrivent dans cette discussion, sans qu’elles constituent à elles seules un accord sur une réforme.
La langue et les alliances politiques en toile de fond
Le dirigeant du PP a également abordé la question linguistique et les relations avec les formations politiques catalanes, notamment Junts, ainsi que les rapports de son parti avec Vox. Ces sujets pèsent sur la capacité des forces politiques à négocier des accords au niveau national.
En insistant sur la nécessité de comprendre la Catalogne, Feijóo cherche à présenter une orientation politique qui associe dialogue territorial, contrôle des investissements et maintien de son projet pour l’ensemble de l’Espagne. La portée concrète de ses engagements dépendrait toutefois de décisions gouvernementales et budgétaires ultérieures.
À ce stade, il s’agit de propositions et de déclarations du chef de l’opposition, non de mesures adoptées.

