MADRID — Les recettes tirées par le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) de la location de ses biens immobiliers ont atteint 581 258,91 euros en 2025, contre 386 545 euros en 2018, année de l’arrivée de Pedro Sánchez à la tête du gouvernement. Cette progression d’environ 194 714 euros représente une hausse nominale de 50,4 % en sept ans, selon les données issues de la comptabilité du parti.
Ces revenus appartiennent au PSOE et ne constituent pas des revenus personnels de Pedro Sánchez. Les chiffres ne permettent pas, à eux seuls, d’établir si l’augmentation provient de nouveaux baux, d’une revalorisation des loyers ou d’une évolution du parc immobilier.
Des recettes locatives supérieures à 580 000 euros
En 2024, les locations avaient rapporté 561 073,75 euros au parti. Leur produit a donc augmenté d’environ 20 185 euros en 2025, soit près de 3,6 %. Ces montants figurent dans les documents comptables et les informations sur les ressources privées accessibles depuis le portail de transparence du PSOE.
Le patrimoine immobilier du parti comprend notamment des locaux et des sièges politiques, mais l’ensemble des biens n’est pas nécessairement destiné à la location. Les informations disponibles ne permettent pas ici d’identifier les immeubles précis à l’origine de ces recettes.
Une composante du financement privé du parti
Les loyers constituent l’une des ressources privées du PSOE, aux côtés des cotisations, des contributions d’élus et d’autres revenus. D’après les comptes 2025 rapportés par l’agence EFE, les recettes privées du parti sont passées d’environ 24 à 26 millions d’euros, tandis que les ressources publiques ont reculé de 54 à 46,7 millions.
Le PSOE précise que ses comptes de 2025 ne sont pas totalement comparables à ceux de 2024, certains groupes institutionnels n’étant plus intégrés dans le même périmètre comptable. Cette précision est importante pour l’analyse de l’évolution globale de ses finances.
La hausse des revenus immobiliers intervient dans un contexte d’attention accrue portée à la transparence financière des formations politiques. Elle ne constitue pas en elle-même la preuve d’une irrégularité ou d’un lien de causalité entre l’exercice du pouvoir et l’évolution des loyers encaissés.

