Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a participé à Paris à la réunion de la Coalition des volontaires pour l’Ukraine. Il y a défendu le renforcement de l’unité européenne et la poursuite du soutien à Kiev.
La réunion s’est tenue aux Invalides à l’invitation d’Emmanuel Macron. Pedro Sánchez a estimé que l’évolution du conflit exigeait une réponse coordonnée capable d’ouvrir une voie crédible vers un cessez-le-feu tout en maintenant une pression effective sur la Russie.
La stratégie espagnole repose sur trois axes : la continuité de l’aide militaire, l’adoption rapide du vingt-et-unième paquet de sanctions de l’Union européenne et la préparation technique de futures négociations assorties de garanties de sécurité solides.
Le chef du gouvernement a insisté sur la nécessité d’une présence européenne dans tout processus de paix, avec une position commune visant à protéger l’intégrité de l’Ukraine et la stabilité du continent.
Une coalition intégrée de défense antimissile
La réunion a permis de lancer une coalition intégrée de défense contre les missiles balistiques. Cette initiative exclusivement défensive rassemble l’Espagne, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Italie, le Danemark, les Pays-Bas, la Norvège, la Suède et l’Ukraine.
Le projet doit développer rapidement une architecture commune de défense aérienne. Il vise à intégrer les technologies nationales afin de détecter et de neutraliser les menaces grâce à une coopération industrielle renforcée.
La participation espagnole accroît le poids du pays dans la base industrielle européenne de défense. Pedro Sánchez a présenté la souveraineté technologique comme une condition essentielle pour que l’Europe conserve une capacité de décision indépendante sur la scène internationale.

