Milei attaque Sánchez, bras de fer entre LFI et le gouvernement et restrictions à Perpignan

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MADRID — La visite de Javier Milei en Espagne déclenche une nouvelle polémique politique et diplomatique. Lors d’une conférence organisée par Nueva Economía Fórum à Madrid, le président argentin a qualifié Pedro Sánchez de « dictateur infréquentable » et appelé à chasser les socialistes du pouvoir « à coups de pied ». Ces propos interviennent à un peu plus d’un mois des législatives du 29 novembre. Le ministre des Droits sociaux, Pablo Bustinduy, a répliqué en qualifiant Milei d’« infréquentable » et de « mal élevé », lui reprochant de venir insulter les Espagnols. Le PSOE a installé une banderole sur son siège de Ferraz pour revendiquer le mot « zurdos », utilisé par Milei contre la gauche. Sánchez a également défendu son bilan social. Le dirigeant argentin a eu des contacts avec des responsables de Vox et devait rencontrer Isabel Díaz Ayuso. Aucun entretien avec le gouvernement central n’est annoncé.

Violences du 17 octobre : bras de fer entre LFI et le gouvernement

PARIS — L’affrontement entre l’exécutif et La France insoumise s’intensifie après les violences et les pillages du 17 octobre. Une enquête de Mediapart rapporte les propos d’un responsable du renseignement territorial affirmant qu’il aurait reçu des consignes pour attribuer au parti de Jean-Luc Mélenchon la responsabilité du mouvement. LFI dénonce un « scandale d’État ». Son coordinateur, Manuel Bompard, annonce vouloir saisir la Cour de justice de la République. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, dément toute instruction visant à manipuler des rapports et accuse LFI de diversion. La procureure de Paris n’a pas confirmé que les auteurs des violences relevaient de l’ultragauche. Le gouvernement reconnaît des défauts d’anticipation du maintien de l’ordre. Les responsabilités politiques et les accusations de manipulation restent vivement contestées.

Perpignan : manifestations interdites dans l’hypercentre et couvre-feu pour les mineurs

PERPIGNAN — Le préfet des Pyrénées-Orientales, Pierre Regnault de la Mothe, et le maire Louis Aliot renforcent la réponse sécuritaire après les violences et pillages du samedi 17 octobre. Les manifestations seront interdites dans l’hypercentre de Perpignan du jeudi 22 au dimanche 25 octobre. Pour la mobilisation attendue samedi 24, les effectifs des forces de l’ordre seront doublés et un couvre-feu pour les mineurs est annoncé. Le préfet a donné des consignes de fermeté afin de prévenir de nouveaux débordements. Six commerces du centre-ville ont été pris pour cible samedi dernier. Lundi, la municipalité avait réuni élus, commerçants et habitants devant l’hôtel de ville pour dénoncer ces violences. Louis Aliot demande des réponses durables au-delà des seules déclarations. Les restrictions visent le périmètre central et les journées jugées les plus sensibles.

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