BARCELONA — L’IBEX 35 et le CAC 40 abordent mardi 27 octobre une séance aux signaux contrastés. Le rebond des valeurs technologiques à Wall Street et en Asie soutient le sentiment des investisseurs, mais le niveau élevé du pétrole et l’approche des décisions des banques centrales limitent la visibilité. L’indice madrilène a terminé lundi à 19 033,30 points (+0,23 %) et le CAC 40 à 7 870,84 points (+1,13 %).
À Madrid, banques et énergie sous surveillance
Santander et BBVA restent sensibles aux anticipations de taux d’intérêt, susceptibles de modifier les perspectives de marges bancaires. Repsol pourrait réagir aux fluctuations du Brent, tandis qu’IAG demeure exposé au coût du carburant. Ces facteurs constituent des points de vigilance, et non des prévisions de cours.
À Paris, pétrole et grands groupes industriels
La trajectoire du brut sera particulièrement suivie pour TotalEnergies, ainsi que pour les groupes industriels et de transport. Airbus et Safran restent sensibles aux coûts et aux perspectives de demande. Le luxe, avec LVMH, dépend aussi du climat de consommation international. L’euro et les taux obligataires pourraient accentuer les écarts entre secteurs.
La Fed et la BCE au centre des anticipations
Le S&P 500 a gagné 0,7 % lundi et le Nasdaq 0,8 %. Les marchés japonais et sud-coréen progressent mardi, mais les premières indications de préouverture européenne sont plus hésitantes. Le Brent évolue autour de 115 dollars le baril, dans un contexte de fortes incertitudes sur l’approvisionnement énergétique.
Les investisseurs attendent cette semaine les décisions de la Réserve fédérale américaine, de la Banque centrale européenne et de la Banque du Japon. Leurs commentaires sur l’inflation et les taux pourraient peser davantage que les décisions elles-mêmes. Les prochains résultats des géants technologiques américains seront également scrutés pour mesurer la solidité des investissements dans l’intelligence artificielle.
Le scénario central reste celui d’une séance prudente et sélective. Une détente pétrolière pourrait soutenir les transports et l’industrie; une nouvelle hausse du brut pèserait sur leurs coûts. Les seuils de 19 000 points à Madrid et le niveau de clôture de 7 870 points à Paris serviront de repères immédiats, sans préjuger de l’issue de la séance.

