BARCELONE — L’IBEX 35 et le CAC 40 abordent ce lundi 12 octobre sous l’influence du pétrole, des tensions dans le golfe Persique et du lancement des publications trimestrielles. La Bourse de Madrid reste ouverte malgré la fête nationale espagnole. Vendredi, l’IBEX a terminé à 19 033,1 points (+0,55 %) et le CAC 40 à 7 803,33 points (+0,95 %). À Wall Street, le S&P 500 a progressé de 0,6 % et le Dow Jones de 0,8 %. Tokyo est fermé pour un jour férié.
Madrid surveille les banques et l’énergie
Santander, BBVA et CaixaBank restent sensibles aux anticipations de taux et aux coûts de financement. Repsol pourrait réagir à l’évolution du Brent, autour de 103 dollars le baril selon les dernières indications disponibles ce matin. Les déclarations de Donald Trump sur l’Iran ont temporairement détendu le marché pétrolier. Une nouvelle hausse des cours soutiendrait potentiellement les revenus pétroliers, mais pèserait sur les coûts des industriels et des transporteurs, notamment IAG.
LVMH, principal rendez-vous à Paris
Le CAC 40 attend la publication du chiffre d’affaires trimestriel de LVMH, prévue après la clôture. Les investisseurs examineront notamment la demande de produits de luxe en Asie. TotalEnergies demeure directement exposé aux variations du brut ; Airbus et Safran sont sensibles aux coûts énergétiques et aux perspectives du trafic aérien. Les chiffres de LVMH donneront aussi une indication sur la consommation haut de gamme.
Une séance suspendue au Brent
Les premières indications sur les contrats à terme européens suggéraient une légère progression, sans garantie pour l’ouverture. L’euro évolue autour de 1,12 dollar. Aucun indicateur macroéconomique européen majeur ne semble devoir dominer la séance autant que l’énergie et les annonces d’entreprises. Les actions américaines seront négociées normalement, mais le marché obligataire des États-Unis sera fermé pour jour férié.
Le scénario central reste celui d’une séance prudente, avec une attention particulière portée au pétrole. Une stabilisation du Brent et une bonne tenue de Wall Street pourraient soutenir les indices. À l’inverse, une aggravation des tensions géopolitiques ou une hausse du brut risqueraient de pénaliser transports et industrie. Les clôtures de vendredi, à 19 033 points pour Madrid et 7 803 pour Paris, constituent les premières références de comparaison, et non des prévisions.

