Airbus entame une grève illimitée en Espagne, tout en maintenant la négociation

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Foto: UGT

MADRID — Les salariés d’Airbus Espagne ont entamé mardi une grève illimitée après le rejet, par les assemblées de la CGT, de l’UGT et d’ÚTIL, de la dernière proposition de l’entreprise. Les arrêts de travail concernent les centres espagnols du groupe et ouvrent une nouvelle phase d’un conflit portant sur les salaires, le rétablissement de deux jours de télétravail et les conditions de travail.

Le premier tour permet de mesurer l’ampleur du mouvement

L’appel à la grève ne signifie pas automatiquement un arrêt complet de la production. L’incidence réelle doit être évaluée site par site, en fonction de la participation au premier tour, des ateliers concernés et de l’organisation des équipes. Les syndicats ont appelé à poursuivre la mobilisation jusqu’à l’obtention d’avancées suffisantes dans les discussions.

Le mouvement intervient après le rejet de la dernière offre lors des votes organisés lundi. Les organisations syndicales jugent les améliorations proposées insuffisantes et réclament une revalorisation salariale tenant compte de l’inflation et des résultats du groupe.

Airbus et les représentants des salariés doivent maintenir le dialogue. L’entreprise défend la nécessité de préserver la continuité industrielle et souligne qu’une perturbation prolongée pourrait compliquer la programmation des livraisons et la coordination entre les sites.

Une chaîne industrielle liée à Toulouse

Le conflit dépasse les seuls centres espagnols. Airbus fonctionne selon une organisation industrielle intégrée entre l’Espagne, la France et plusieurs autres pays européens. Les sites de Getafe, Illescas, Cadix et Albacete participent à des programmes aéronautiques dont les composants, les structures et les opérations de maintenance sont liés à Toulouse et à d’autres établissements du groupe.

L’impact dépendra de la durée des arrêts et de leur effet sur les opérations critiques. Un mouvement limité peut être absorbé par des ajustements d’équipes et de planning. Une interruption prolongée pourrait en revanche peser sur les cadences, les flux logistiques et le calendrier des livraisons.

La journée de mardi doit permettre d’établir un premier bilan opérationnel. Le suivi du mouvement, les ateliers réellement arrêtés et la reprise des négociations seront les principaux indicateurs des prochaines heures.

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