BARCELONE — Barcelone a obtenu le feu vert définitif pour faire avancer l’encadrement urbanistique des locations temporaires et des locations à la chambre, rapporte ce mardi le média Metrópoli. Cette étape clôt la procédure d’approbation d’une modification du Plan général métropolitain (PGM) destinée à mieux distinguer les usages des logements et à donner la priorité à la résidence principale.
Le conseil municipal avait adopté le projet à titre provisoire le 27 mars. La municipalité souhaitait préciser les catégories de logements permanents, temporaires et de résidences secondaires, afin de disposer d’outils adaptés aux quartiers où le développement de locations de courte ou moyenne durée peut concurrencer l’habitat stable.
Des restrictions possibles selon les quartiers et les immeubles
La modification urbanistique maintient la possibilité d’utiliser les logements comme résidence habituelle dans toutes les zones où l’habitat est autorisé. Elle permet parallèlement à la ville de préparer des plans et des règlements limitant d’autres usages dans certains districts, quartiers ou immeubles, en fonction des besoins locaux.
Les locations temporaires doivent correspondre à un motif réel, notamment professionnel, médical ou universitaire, dans les conditions prévues par la législation applicable. Pour les locations permanentes à la chambre, le dispositif prévoit l’accès des occupants aux espaces et services communs indispensables à l’habitabilité. La municipalité cherche ainsi à réduire les possibilités de contournement des règles protectrices des baux résidentiels.
Le feu vert ne signifie pas une interdiction immédiate
L’accord annoncé renforce le cadre d’intervention de Barcelone, mais ne constitue pas en lui-même une interdiction générale et immédiate des locations temporaires ou à la chambre. Les restrictions concrètes dépendront de la portée juridique de la décision, des règlements d’application et de l’articulation avec les lois catalanes et espagnoles.
Le maire Jaume Collboni présente cette orientation comme un moyen de préserver le parc de logements pour les habitants. Au cours de la procédure, le PP et Junts avaient exprimé des réserves sur les compétences municipales et la sécurité juridique du projet. Reste une question économique centrale : l’encadrement de ces pratiques permettra-t-il de remettre des biens sur le marché résidentiel permanent sans aggraver la pénurie de logements disponibles ?

