BARCELONA — Les marchés espagnol et français entament ce lundi 26 octobre dans un climat de prudence, entre tensions énergétiques et interrogations sur la politique monétaire. L’IBEX 35 avait terminé vendredi en hausse de 0,40 %, à 18 989,80 points, tandis que le CAC 40 reculait de 0,36 %, à 7 782,82 points.
À Wall Street, le S&P 500 a abandonné 0,52 % vendredi. Les principales places asiatiques évoluent majoritairement en baisse ce lundi. Le Brent se repliait autour de 115 dollars le baril dans la nuit, après avoir dépassé 116 dollars en fin de semaine dernière.
Madrid surveille l’énergie et les banques
Repsol pourrait réagir au reflux du pétrole, qui modifie les perspectives du secteur énergétique. À l’inverse, une détente durable des prix du carburant constituerait un facteur favorable pour les coûts d’exploitation d’IAG.
Santander, BBVA et CaixaBank resteront sensibles aux anticipations de taux, à l’approche de plusieurs rendez-vous monétaires internationaux. Pour l’IBEX 35, le seuil des 19 000 points constituera un premier repère après le rebond enregistré vendredi.
Le CAC 40 face aux tensions obligataires
À Paris, TotalEnergies restera exposé aux fluctuations du brut. Airbus et Safran pourraient bénéficier d’une stabilisation des coûts énergétiques, même si leurs contrats et leurs politiques de couverture limitent les effets immédiats.
Les valeurs bancaires, notamment BNP Paribas et Société Générale, seront également à surveiller en fonction de l’évolution des rendements souverains français. Le CAC 40 aborde la semaine après un repli supérieur à 2 % sur cinq séances.
La confiance allemande comme premier rendez-vous
La publication de l’indice Ifo du climat des affaires en Allemagne, attendue dans la matinée, constituera l’un des principaux tests économiques. Les prix à la production espagnols de septembre apporteront également des indications sur les pressions inflationnistes liées à l’énergie.
Le scénario central reste celui d’une séance hésitante. Un nouveau recul du pétrole, accompagné d’une amélioration du climat des affaires allemand, pourrait soutenir les actions européennes. À l’inverse, une remontée du brut ou des statistiques décevantes risqueraient d’accentuer les pressions sur les indices.
Les seuils des 19 000 points à Madrid et des 7 800 points à Paris, ainsi que l’évolution du Brent, fourniront les premiers repères de la séance.

