BARCELONA — La Catalogne affiche un solde négatif de 302 transferts de sièges sociaux entre janvier et septembre 2026, tandis que la Communauté de Madrid enregistre un solde positif de 505, d’après les données de mobilité des entreprises issues des statistiques des registres du commerce espagnols. Ces soldes correspondent à la différence entre les sociétés qui déplacent leur domiciliation vers une autre région et celles qui viennent s’y installer.
Sur les neuf premiers mois de l’année, 823 entreprises ont transféré leur siège hors de Catalogne et 521 y ont établi leur domiciliation. Madrid a enregistré 1 797 arrivées pour 1 292 départs. Ces mouvements administratifs ne signifient pas nécessairement des fermetures d’établissements, des suppressions d’emplois ou le transfert de l’ensemble des activités.
Un solde négatif moins marqué au troisième trimestre
Les données trimestrielles du Colegio de Registradores font état d’un solde de 37 sièges sociaux perdus en Catalogne entre juillet et septembre. Madrid a enregistré sur la même période autant d’arrivées que de départs, malgré 408 transferts sortants, le volume le plus élevé parmi les communautés autonomes.
Le résultat cumulé des neuf premiers mois masque ainsi des évolutions trimestrielles contrastées. Au deuxième trimestre, la Catalogne avait perdu 204 sièges nets, tandis que Madrid en avait gagné 450.
La domiciliation ne mesure pas toute l’activité économique
Les transferts de sièges sociaux renseignent sur les choix administratifs des sociétés, mais ne permettent pas, à eux seuls, de mesurer l’investissement, la production ou l’emploi dans une région. Madrid et la Catalogne ont d’ailleurs concentré ensemble près de 41 % des créations d’entreprises au troisième trimestre, selon les registres espagnols.
À l’échelle nationale, les immatriculations de nouvelles sociétés ont progressé de 2,3 % sur un an au troisième trimestre, à 28 117, tandis que les dissolutions ont augmenté de 2,6 %, à 5 854. Ces chiffres montrent pourquoi il faut distinguer la mobilité des sièges de l’évolution générale du tissu économique.
Les prochaines statistiques permettront de déterminer si le ralentissement des départs nets observé au troisième trimestre se confirme. Les données disponibles ne permettent pas d’attribuer une cause unique aux transferts, qui peuvent répondre à des considérations fiscales, commerciales ou organisationnelles.

