Mazón revient au Congrès : ses réponses confrontées aux appels et aux horaires de la DANA

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Foto: Carlos Mazón Guixot, presidente en funciones de la Generalitat Valenciana / Congreso

MADRID — Carlos Mazón revient lundi à 11 heures devant le Congrès pour une deuxième audition par la commission qui enquête sur la gestion de la DANA du 29 octobre 2024, qui a fait 232 morts. Cette fois, l’ancien président valencien devra répondre alors qu’un volume plus important de communications, d’horaires et de documents est disponible qu’au moment de sa première comparution, le 17 novembre 2025.

L’audition intervient également sous une nouvelle pression judiciaire. Le parquet du Tribunal suprême a demandé à obtenir une décision du Tribunal supérieur de justice de la Communauté valencienne afin d’évaluer la plainte déposée par quatre députés socialistes pour un possible faux témoignage de Mazón lors de sa première déclaration parlementaire. Le Supremo doit encore statuer sur cette demande : la plainte ne signifie donc pas, à ce stade, qu’une enquête pénale est ouverte contre l’ancien président.

Du restaurant au Cecopi

L’une des questions centrales sera de nouveau la chronologie de l’après-midi. Les informations et documents apparus depuis situent Mazón au restaurant El Ventorro jusqu’après 19 heures. Son arrivée au Cecopi a eu lieu à 20 h 28, dix-sept minutes après l’envoi de l’ES-Alert à la population, à 20 h 11.

La commission pourra également confronter ses réponses aux communications échangées pendant ces heures avec des membres du gouvernement valencien. Figurent notamment les appels avec l’ancienne conseillère à la Justice et à l’Intérieur Salomé Pradas, alors responsable des urgences, ainsi que les messages révélés depuis entre Mazón et la maire de Valence, María José Catalá.

Trois procédures distinctes

L’audition parlementaire doit être distinguée de la procédure pénale instruite à Catarroja sur la gestion de l’urgence. Dans cette enquête, l’ancienne conseillère Salomé Pradas et l’ancien secrétaire autonome aux Urgences Emilio Argüeso ont le statut de personnes mises en cause. Mazón soutient qu’il n’a donné aucune instruction concernant l’ES-Alert et conteste toute responsabilité pénale dans les décisions opérationnelles.

Parallèlement se déroule la procédure liée à la plainte pour possible faux témoignage, qui concerne exclusivement ses déclarations devant la commission du Congrès. Les députés socialistes à l’origine de la plainte estiment que les documents révélés ultérieurement contredisent certaines parties de cette version, une thèse qu’il appartient au Tribunal suprême d’examiner.

La séance de lundi permettra donc de mesurer ces écarts réponse par réponse. Les trois associations de victimes ont également convoqué un rassemblement devant le Congrès entre 10 h 30 et 11 h 30. Emilio Argüeso sera entendu après Mazón. L’attention portera sur les heures critiques précédant l’alerte : quelles informations le président avait reçues, quels appels il avait pris, lesquels n’avaient pas abouti et quelle capacité d’intervention il avait avant l’envoi du message aux téléphones.

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