CEUTA — Pedro Sánchez a renvoyé vers le président de Ceuta, Juan Vivas, les questions concernant la situation des mineurs migrants qui restent dans les rues de la ville autonome après la crise migratoire. Interrogé sur ce dossier, le président du gouvernement espagnol a répondu : « Demandez cela à Vivas », déplaçant ainsi le débat vers l’administration de Ceuta.
Cette réponse intervient alors que la prise en charge des mineurs non accompagnés est devenue l’un des volets les plus sensibles de la crise. La présence de jeunes en dehors des structures d’accueil maintient ouverte la question des capacités de Ceuta et du partage des responsabilités entre la ville autonome et l’État.
Une question de compétences
La protection des mineurs relève des communautés et villes autonomes, tandis que l’État conserve des compétences essentielles en matière d’immigration, de frontières, de sécurité et de transferts. Cette répartition administrative se trouve au cœur du débat politique après la forte augmentation des besoins d’accueil provoquée par les arrivées enregistrées à Ceuta.
Les autorités de Ceuta ont alerté à plusieurs reprises sur la pression exercée sur leur système de protection. La situation devient particulièrement complexe lorsque les capacités disponibles sont saturées et que certains mineurs restent hors des centres, ce qui impose de combiner protection, identification et accompagnement social.
La crise entre dans une phase de gestion
Cet épisode intervient alors que Ceuta réorganise son dispositif migratoire. Après la phase d’urgence, les administrations doivent désormais gérer les personnes restant dans la ville, les transferts vers d’autres structures et l’adaptation des capacités d’accueil.
La question des mineurs ajoute une dimension particulière, leur protection étant soumise à des garanties différentes de celles applicables aux adultes. Toute décision doit prendre en compte l’intérêt supérieur du mineur et sa situation individuelle.
La réponse de Sánchez montre également que le débat sur Ceuta ne se concentre plus uniquement sur la frontière. La gestion de l’après-arrivée, l’accueil et la répartition des responsabilités entre administrations deviennent désormais une composante centrale de la crise.

