MADRID — La grève illimitée des enseignants du secteur public non universitaire de la région de Madrid a commencé mercredi avec des mobilisations dans les établissements et une intervention policière à l’université Complutense. Des charges ont eu lieu à Ciudad Universitaria lors d’une manifestation étudiante, après une occupation nocturne de la faculté des sciences de l’information. RTVE et la Cadena SER ont d’abord fait état de quatre interpellations, tandis que d’autres médias ont ensuite évoqué cinq personnes arrêtées, un bilan qui reste à consolider.
Des versions opposées sur les incidents
Selon la délégation du gouvernement, les policiers sont intervenus après des tentatives de franchissement d’un cordon de sécurité et des agressions contre des agents. Les organisations mobilisées contestent ce récit et dénoncent un recours disproportionné à la force contre des participants à un piquet. Les bilans des blessés publiés au cours de la matinée diffèrent également.
La mobilisation à la Complutense s’inscrit dans une journée de grève universitaire organisée en solidarité avec les enseignants des écoles et lycées. L’université Rey Juan Carlos participe aussi à cet arrêt de travail d’une journée. La grève du personnel enseignant non universitaire est, quant à elle, reconductible sans date de fin annoncée.
Environ 65 000 enseignants concernés
Les syndicats CCOO, UGT, CGT, CNT, STEM et Solidaridad Obrera, avec plusieurs collectifs, demandent une diminution du nombre d’heures de cours et des effectifs par classe, des revalorisations salariales, davantage de personnels spécialisés et des moyens supplémentaires pour les établissements. Ils dénoncent également les charges administratives et l’état des bâtiments scolaires. Quelque 65 000 professionnels sont appelés à cesser le travail.
Le gouvernement régional juge le mouvement injustifié et affirme poursuivre les négociations avec les syndicats. Des services minimums ont été fixés. Une manifestation est annoncée mercredi à 18 heures entre Atocha et la Puerta del Sol, tandis que les mobilisations se poursuivent dans les établissements.

