BARCELONA — L’IBEX 35 et le CAC 40 abordent la séance du mercredi 23 septembre avec l’énergie et la politique internationale comme principaux facteurs de risque. En attendant les références asiatiques et les futures européens du matin, les marchés restent conditionnés par un pétrole autour de 100 dollars, les incertitudes entourant l’Iran et le détroit d’Ormuz et le débat désormais ouvert à Washington sur une éventuelle restriction des exportations américaines de diesel.
La séance de mardi a déjà montré la forte sensibilité des actions européennes aux nouvelles énergétiques. À Madrid, l’IBEX progressait encore d’environ 0,75 % dans l’après-midi, avec notamment Inditex et IAG parmi les valeurs bien orientées, avant de modérer son mouvement. En Europe, les indices ont évolué de façon plus hésitante, au rythme du pétrole et des développements diplomatiques.
Repsol, IAG et les banques à surveiller
Sur l’IBEX 35, Repsol restera l’un des principaux thermomètres de la tension énergétique. Tout nouveau mouvement du Brent ou développement autour d’Ormuz pourrait rapidement se transmettre au secteur. IAG mérite également une attention particulière, mais pour l’effet inverse qu’un carburant durablement cher peut exercer sur les coûts des compagnies aériennes.
Santander, BBVA et CaixaBank seront davantage tributaires des mouvements de taux et de la dette souveraine européenne. Inditex, compte tenu de son poids dans l’indice, restera une autre référence si les investisseurs privilégient de nouveau des groupes moins directement exposés au choc énergétique.
TotalEnergies et l’industrie française face au pétrole
À Paris, TotalEnergies concentre une grande partie de l’exposition directe au pétrole. Airbus et Safran peuvent réagir à la fois aux coûts énergétiques et aux signaux concernant le commerce international, tandis que BNP Paribas et Société Générale resteront sensibles aux variations des rendements obligataires.
Le CAC 40 aborde également la séance avec un secteur industriel attentif à l’environnement commercial mondial. Le début de la séquence entre Donald Trump et Xi Jinping replace les relations sino-américaines au premier plan, avec des enjeux autour du commerce, de la technologie et des matières premières susceptibles de concerner les groupes européens exposés à la Chine.
Davantage de géopolitique que de macroéconomie
Le calendrier européen actuellement connu pour mercredi ne présente pas de publication macroéconomique susceptible, à elle seule, de piloter la séance. La BCE doit publier à 10 heures ses indicateurs mensuels sur les titres de dette publique, mais l’attention devrait être davantage partagée entre Washington, le Moyen-Orient et les marchés de l’énergie.
Avant de disposer de la préouverture, le scénario central reste donc celui d’une séance très sensible aux nouvelles, sans direction suffisamment établie. Une détente du pétrole et des signaux d’apaisement international pourraient soutenir le transport et l’industrie. À l’inverse, une nouvelle escalade autour d’Ormuz ou des avancées concrètes vers une limitation des exportations américaines de diesel pourraient renforcer les tensions sur les coûts énergétiques européens.
Cette lecture devra être complétée avant l’ouverture avec la clôture définitive de Wall Street, la tendance asiatique, les futures européens, le Brent, l’euro face au dollar et les rendements souverains. Ces indicateurs permettront de déterminer si Madrid et Paris commencent finalement la séance sur un biais défensif ou avec un regain d’appétit pour le risque.

