La gestion de l’eau est devenue l’un des principaux défis stratégiques des métropoles méditerranéennes. Barcelone et Marseille affrontent en 2026 une crise d’approvisionnement imposant des investissements d’une ampleur inédite.
La Generalitat de Catalogne a activé un plan de 467 millions d’euros pour construire de nouvelles unités de dessalement. Marseille accélère de son côté la modernisation de ses réseaux de captage et de réutilisation des eaux usées afin d’éviter des ruptures pour les habitants et l’industrie.
Le dessalement de grande capacité apparaît comme l’un des seuls moyens de dissocier le développement économique de la pluviométrie. Les projets en cours doivent doubler les volumes traités avant 2028 et garantir l’eau nécessaire aux ménages, aux usines et aux centres de données.
L’utilisation de navires-citernes au Port de Barcelone montre toutefois que les solutions permanentes n’avancent pas encore assez rapidement.
Le défi de l’efficacité énergétique
Le débat porte aussi sur la consommation électrique des installations. Barcelone souhaite alimenter davantage les usines de dessalement avec des énergies renouvelables afin de réduire leur empreinte carbone.
Marseille privilégie l’économie circulaire de l’eau et la réutilisation à grande échelle pour l’irrigation agricole et les usages urbains. Les deux approches contribuent à la création d’une filière régionale spécialisée dans la résilience hydrique.
Le territoire qui garantira à la fois l’eau et une énergie propre disposera d’un avantage déterminant pour attirer les investissements industriels de la prochaine décennie.

