La filière vitivinicole de Catalogne et d’Occitanie traverse une période d’incertitude après la confirmation du maintien jusqu’à la fin de 2029 du droit de douane de 15 % imposé par les États-Unis. Cette taxe concerne la quasi-totalité des exportations de vins tranquilles et effervescents.
Le marché américain représente le deuxième débouché extérieur des domaines de la région. Les ventes catalanes aux États-Unis dépassent 78 millions d’euros par an. Les producteurs doivent désormais choisir entre une réduction de leurs marges et une hausse de prix susceptible de décourager les consommateurs américains.
Le secteur du cava est particulièrement exposé. Plus de 17 millions de bouteilles sont exportées chaque année vers les États-Unis. Le surcoût de 15 % oblige les producteurs à sacrifier une partie de leur rentabilité pour conserver leur présence dans les réseaux de distribution.
Les domaines d’Occitanie font face au même risque, tandis que des concurrents du Chili ou de Nouvelle-Zélande, moins touchés par ces taxes, gagnent des parts de marché.
Diversifier les débouchés
La Generalitat et la Région Occitanie ont activé des plans destinés à soutenir l’internationalisation des entreprises. Les aides doivent limiter les pertes aux États-Unis et accélérer l’ouverture de marchés alternatifs en Asie.
L’accord commercial entre l’Union européenne et l’Inde pourrait notamment offrir de nouvelles perspectives grâce à une baisse des barrières tarifaires. La capacité des producteurs à augmenter la valeur ajoutée et à faire de la durabilité un facteur de différenciation sera déterminante.
La coordination des filières des deux côtés des Pyrénées doit également permettre de défendre à Bruxelles une exemption spécifique pour un secteur essentiel à l’emploi et à la cohésion des territoires ruraux de l’Eurorégion.

