Junts tente de reprendre l’initiative politique après l’aval européen à la loi d’amnistie et face à la progression électorale d’Aliança Catalana. Jordi Turull a présenté la décision de la Cour de justice de l’Union européenne comme une victoire juridique et politique, tout en reconnaissant devant le Conseil national de son parti que la formation affronte un contexte plus exigeant.
La direction de Junts cherche à transformer le jugement européen en argument de mobilisation. Selon Turull, l’arrêt affaiblit les objections formulées contre l’amnistie et rapproche le retour de Carles Puigdemont.
Mais ce retour ne dépend pas uniquement de Luxembourg. Les décisions encore attendues des juridictions espagnoles et l’interprétation des infractions liées au détournement de fonds continuent d’en conditionner les effets concrets.
La pression se déplace dans l’espace indépendantiste
Le débat ne se limite plus à la relation entre Junts et le gouvernement espagnol. La progression d’Aliança Catalana oblige le parti à défendre sa centralité au sein de l’indépendantisme et à répondre à un électorat qui réclame des résultats.
Turull tente donc de combiner deux messages : présenter l’amnistie comme une victoire et reconnaître que la compétition politique devient plus difficile.
Un équilibre complexe
Junts devra décider comment utiliser son influence à Madrid tout en évitant d’apparaître comme un simple soutien du gouvernement. Cette tension déterminera une partie de sa stratégie au cours des prochains mois.

