MADRID — Le Parti populaire (PP) et Vox ont annoncé leur intention de se constituer parties à la procédure judiciaire ouverte après l’accident ferroviaire d’Urda, dans la province de Tolède. Les deux formations veulent participer au suivi de l’enquête et réclament que les circonstances du drame ainsi que les éventuelles responsabilités soient éclaircies.
Pour le PP, sa porte-parole Alma Ezcurra a annoncé la démarche de son parti, dans un contexte de demandes d’explications adressées au gouvernement sur la sécurité du réseau ferroviaire et sur la gestion de l’accident. La formation d’Alberto Núñez Feijóo entend faire valoir sa position dans le cadre de la procédure, sous réserve des décisions de la juridiction compétente.
Le président de Vox, Santiago Abascal, a également fait savoir que son parti demanderait à intervenir dans le dossier judiciaire. Il a mis en cause la gestion gouvernementale et demandé que les responsabilités soient recherchées. Ces accusations relèvent, à ce stade, de déclarations politiques : elles ne constituent pas des conclusions de l’enquête.
Une démarche judiciaire distincte du débat politique
La constitution de partie permet, lorsqu’elle est admise par la justice, d’exercer certains droits procéduraux, notamment l’accès aux éléments du dossier dans les conditions prévues par la loi et la possibilité de solliciter des actes d’instruction. L’annonce des deux partis ne signifie pas que leur participation ait déjà été acceptée.
Les investigations doivent déterminer les circonstances précises de l’accident et établir, le cas échéant, les responsabilités qui pourraient en découler. Les conclusions techniques et judiciaires ne peuvent être anticipées à partir des prises de position des formations politiques.
L’initiative du PP et de Vox ajoute ainsi une dimension judiciaire au débat sur la sécurité ferroviaire en Espagne, alors que les familles des victimes attendent des réponses sur le déroulement du sinistre et sur les mesures destinées à prévenir de nouveaux accidents.

