BARCELONE | Bonsoir à toutes et à tous. L’Espagne est en deuil après l’une des plus graves catastrophes ferroviaires de son histoire récente. Au moins 68 personnes ont perdu la vie dans la collision de deux trains à grande vitesse à Urda, près de Tolède. Le gouvernement a décrété trois jours de deuil national.
- Au moins 68 morts dans la collision de deux trains à Tolède
- Sánchez annonce trois jours de deuil et promet d’enquêter sur d’éventuelles négligences
- Une panne informatique et une autorisation de circulation au cœur de l’enquête
- Mobilisation lycéenne : les annonces de Lecornu jugées insuffisantes
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Dans cette édition spéciale de 19:00 Noticias, nous revenons sur le bilan humain, les réactions de Pedro Sánchez et du roi Felipe VI, ainsi que les premiers éléments de l’enquête. Une question se pose désormais : cet accident aurait-il pu être évité ?
Nous irons également en France, où la mobilisation des lycéens et des étudiants se poursuit malgré les annonces du gouvernement de Sébastien Lecornu. Voici les titres de cette édition.
Au moins 68 morts dans la collision de deux trains à Tolède
L’Espagne connaît l’une de ses journées ferroviaires les plus meurtrières. Au moins 68 personnes ont perdu la vie et 53 autres sont hospitalisées, dont 15 dans un état grave, après la collision de deux trains à grande vitesse à Urda, dans la province de Tolède.
L’accident s’est produit mercredi à 8 h 53, au kilomètre 118 de la ligne Madrid-Séville. Un AVE de Renfe a percuté par l’arrière un train Iryo immobilisé sur la voie. Plus de 500 passagers se trouvaient à bord des deux rames.
Sous la violence du choc, trois voitures de l’Iryo ont déraillé et basculé dans un talus. La locomotive de l’AVE a été projetée de l’autre côté de la voie et sa première voiture s’est brisée.
Pompiers, Garde civile, secouristes et équipes médicales sont restés mobilisés toute la journée pour secourir les blessés et récupérer les victimes. Les autorités préviennent que le bilan peut encore évoluer.
Le trafic ferroviaire à grande vitesse entre Madrid et l’Andalousie demeure interrompu. Renfe a activé son dispositif d’assistance aux victimes et aux familles.
Le gouvernement espagnol a annoncé trois jours de deuil national. Alors que l’identification des victimes se poursuit, l’enquête doit déterminer comment deux trains ont pu entrer en collision sur une infrastructure dotée de systèmes automatiques de sécurité.
Sánchez annonce trois jours de deuil et promet d’enquêter sur d’éventuelles négligences
Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, s’est rendu sur les lieux de la catastrophe ferroviaire d’Urda, près de Tolède, et a annoncé trois jours de deuil national.
Il a promis d’établir toutes les responsabilités et de faire la lumière sur d’éventuelles négligences ou défaillances de sécurité. Sánchez a également jugé inacceptable que l’Espagne subisse deux graves accidents de trains à grande vitesse la même année, après celui d’Adamuz, en janvier.
Depuis Bétera, près de Valence, le roi Felipe VI a exprimé ses condoléances, sa tristesse et son soutien aux familles.
Le ministre des Transports, Óscar Puente, a présenté les premiers éléments de l’enquête, qualifiant d’inexplicable l’autorisation donnée à l’AVE de reprendre sa marche.
Les autorités donnent la priorité aux victimes et à l’établissement des responsabilités.
Une panne informatique et une autorisation de circulation au cœur de l’enquête
L’enquête sur l’accident d’Urda s’oriente vers une possible erreur humaine après une défaillance informatique du système de sécurité ferroviaire.
Selon le ministre Óscar Puente, le système de protection LZB est tombé en panne vers 8 h 30 sur une portion de la ligne Madrid-Séville. Six trains se sont alors arrêtés automatiquement.
Quelques minutes plus tard, le centre de contrôle d’Adif, à Atocha, a autorisé l’AVE à repartir, malgré un signal rouge et la présence d’un train Iryo immobilisé plus loin sur la voie.
L’AVE n’aurait pas non plus reçu l’instruction de circuler à une vitesse limitée à 40 kilomètres à l’heure.
La collision s’est produite à 8 h 53. Óscar Puente juge cette autorisation inexplicable, mais aucune responsabilité n’est encore définitivement établie. Les enquêteurs devront examiner l’ensemble des communications et des décisions.
Mobilisation lycéenne : les annonces de Lecornu jugées insuffisantes
En France, le gouvernement de Sébastien Lecornu reste sous pression face à la mobilisation des lycéens et des étudiants, qui jugent insuffisantes les mesures présentées pour répondre à leurs revendications.
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