BARCELONE — Le Parti des socialistes de Catalogne (PSC) et les Comuns ont conclu un accord pour coordonner leurs candidatures au Sénat espagnol lors des élections générales du 29 novembre. Les Comuns retireront leurs listes à Gérone, Tarragone et Lérida, où le PSC sera candidat. Cette décision constitue une réponse à l’entente annoncée entre le Parti populaire (PP) et Vox pour concentrer les voix de droite à la chambre haute.
Selon les informations révélées mardi 27 octobre par SER Catalunya, le PSC s’engage en contrepartie à proposer, à la demande des Comuns, un sénateur parmi ceux désignés par le Parlement catalan. À Barcelone, les deux formations présenteront en revanche des candidatures distinctes.
Une riposte à la stratégie du PP et de Vox
Le nouvel accord intervient au lendemain de la présentation d’un dispositif électoral entre le PP et Vox. Le PP ne présentera pas de candidats à Gérone, Tarragone et au Gipuzkoa, tandis que Vox se retire dans six provinces, dont Valence, Castellón et les Baléares. Dans quatorze autres provinces, Vox ne présentera qu’un seul candidat au Sénat.
Ces arrangements cherchent à éviter la dispersion des voix dans un système électoral qui avantage souvent les formations arrivant en tête dans les provinces. Les deux stratégies diffèrent néanmoins : le PP et Vox répartissent leurs candidatures dans plusieurs territoires, tandis que le PSC et les Comuns limitent leur coordination à trois circonscriptions catalanes, avec une contrepartie liée à une future désignation parlementaire.
Gérone et Tarragone au cœur des calculs électoraux
La portée de l’accord est particulièrement visible à Gérone et Tarragone, où le PP a également décidé de ne pas présenter de candidats. Les deux camps modifient donc simultanément leur offre électorale dans ces circonscriptions catalanes.
À Lérida, les Comuns s’effacent également au profit des socialistes catalans. Barcelone reste en dehors de cet arrangement, les deux partis devant s’y affronter séparément. Le retrait d’une liste ne garantit toutefois pas un report automatique des voix : les électeurs restent libres de leurs choix.
Une majorité sénatoriale très disputée
La composition du Sénat est devenue un enjeu majeur de la campagne du 29 novembre. Les formations cherchent à renforcer leur représentation dans une chambre qui participe au travail législatif et à certaines procédures de nomination institutionnelle.
L’accord PSC-Comuns devra être concrétisé par les listes effectivement déposées. Quant au siège de sénateur désigné par le Parlement catalan, il reste soumis à la procédure institutionnelle applicable : l’engagement politique annoncé ne vaut pas nomination immédiate.

