BARCELONA — Podemos et Frente Amplio abordent ce vendredi 16 octobre la fin du délai de dépôt des coalitions électorales sans accord pour présenter des listes communes à Madrid et Barcelone lors des élections législatives espagnoles du 29 novembre. Des discussions restent possibles dans d’autres territoires, mais les divergences persistent dans deux circonscriptions majeures.
Les négociations visent à éviter la dispersion des voix à la gauche du Parti socialiste, tout en butant sur la répartition des candidatures. Mercredi, Ada Colau s’était déclarée prête à renoncer à conduire la liste de Frente Amplio à Barcelone si ce retrait pouvait faciliter une alliance avec Podemos. Cette proposition n’avait pas permis de débloquer les discussions à l’approche de l’échéance.
Un accord aux Canaries, pas de rapprochement général
Aux Canaries, Nueva Canarias, Podemos, Izquierda Unida et Movimiento Sumar ont trouvé un terrain d’entente. Cet accord territorial avait nourri l’espoir d’une formule plus large, sans se traduire par une convergence nationale. Madrid et Barcelone restent au cœur des désaccords entre les formations.
La situation revêt une importance particulière en Catalogne, où la configuration des listes déterminera l’offre politique à gauche du PSOE. Une compétition entre candidatures proches pourrait peser sur la répartition des suffrages, sans qu’il soit possible d’en déduire à ce stade un résultat électoral.
Les socialistes finalisent leurs listes
Parallèlement, le PSOE poursuit la constitution de ses listes sénatoriales et intègre des représentants de petites formations de gauche dans certaines circonscriptions, notamment aux Baléares. Les partis espagnols doivent désormais transformer les discussions d’alliance en candidatures formelles avant le scrutin du 29 novembre.
Les informations disponibles vendredi matin ne faisaient état d’aucun accord entre Podemos et Frente Amplio pour Madrid et Barcelone. Le périmètre définitif des coalitions devra être vérifié après la clôture officielle du délai de dépôt.

