Pedro Sánchez présente ses excuses à Emmanuel Macron après le rejet du traité d’amitié franco-espagnol au Sénat

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La Moncloa

MADRID — Pedro Sánchez a présenté mercredi ses excuses à Emmanuel Macron après le rejet par le Sénat espagnol du traité d’amitié et de coopération entre l’Espagne et la France. Le chef du gouvernement espagnol a assuré au président français que l’accord serait approuvé avant la fin de la législature. Cette déclaration intervient pendant la visite d’État de Macron en Espagne, au lendemain du blocage du texte par la chambre haute.

« Je veux présenter mes excuses au président Macron », a déclaré Sánchez lors de la conférence de presse organisée après leur entretien au palais de la Moncloa. Le dirigeant espagnol a attribué le résultat du Sénat à l’opposition du Parti populaire et affirmé que son gouvernement restait pleinement engagé en faveur de l’accord bilatéral.

Sánchez promet une adoption avant la fin de la législature

Le président du gouvernement est allé au-delà des excuses en garantissant que l’Espagne achèverait la procédure d’approbation du traité avant la fin de la législature. Signé à Barcelone en janvier 2023, l’accord vise à approfondir la coopération politique, économique, sociale et transfrontalière entre la France et l’Espagne.

La France a déjà achevé sa procédure de ratification. En Espagne, le Congrès avait autorisé le traité en juin, mais le Sénat l’a rejeté le 29 septembre par 142 voix contre 106 et une abstention, ce qui oblige à poursuivre la procédure parlementaire.

Le rejet du Sénat ne met pas fin à la ratification

Le vote de la chambre haute n’enterre pas définitivement le traité. Le désaccord entre le Congrès et le Sénat ouvre désormais le mécanisme parlementaire prévu pour résoudre une divergence entre les deux chambres. Le gouvernement veut obtenir l’autorisation nécessaire pour achever la ratification espagnole.

La controverse porte sur l’interprétation de certaines dispositions du traité et sur l’opposition maintenue par le PP pendant son examen. Le Tribunal constitutionnel avait auparavant validé l’interprétation contestée au cours de la procédure, mais les conservateurs ont maintenu leur vote contre au Sénat.

Macron et Sánchez maintiennent le cap bilatéral

Le dossier s’est ainsi invité dans une visite d’État conçue pour mettre en avant la profondeur de la relation franco-espagnole. Emmanuel Macron avait été reçu lundi par Felipe VI avant de poursuivre mercredi la séquence politique de son déplacement avec Pedro Sánchez à la Moncloa.

Les deux gouvernements continuent de considérer le traité de Barcelone comme le cadre destiné à approfondir leur coopération. La promesse de Sánchez d’en achever l’approbation avant la fin de la législature vise à éviter que le revers parlementaire ne s’installe durablement dans la relation entre Madrid et Paris.

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