CEUTA — La surveillance se concentre de nouveau sur la frontière de Ceuta à quelques heures du 23 septembre. De nouveaux groupes de migrants ont été repérés sur le territoire marocain à quelques kilomètres du périmètre frontalier, rapporte La Razón en citant des sources sécuritaires, alors que les autorités espagnoles et marocaines maintiennent des dispositifs préventifs face à l’appel diffusé sur les réseaux sociaux pour ce 23 septembre.
Cette information ne signifie pas qu’une tentative d’entrée ait commencé et ne permet pas de déterminer combien de personnes pourraient finalement se diriger vers Ceuta. Pour les services de sécurité, l’élément significatif est la présence de groupes relativement proches de la frontière dans les heures précédant une date surveillée depuis plusieurs jours.
Le Tarajal au centre du dispositif
L’Espagne a renforcé la prévention à Ceuta après la crise frontalière de la fin juillet et la diffusion de nouveaux appels sur les réseaux sociaux. La frontière du Tarajal et le périmètre terrestre concentrent une partie du dispositif, tandis que les autorités surveillent également les routes maritimes utilisées pour tenter de rejoindre la ville.
Madrid maintient parallèlement le dialogue avec Rabat. Le ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel Albares a confirmé ces derniers jours ses contacts avec son homologue marocain Nasser Bourita ainsi que la demande espagnole de mesures préventives destinées à empêcher la formation de concentrations près de la frontière.
Le Maroc a également déployé des effectifs et des contrôles dans les secteurs proches de Ceuta. Les nouveaux groupes ont précisément été repérés dans cet espace situé en amont du périmètre, ce qui fait de leur évolution dans les prochaines heures l’un des principaux indicateurs permettant d’évaluer la portée réelle de l’appel du 23 septembre.
Une mobilisation dont l’ampleur reste incertaine
Il n’existe pour l’instant aucune estimation publique fiable du nombre de personnes susceptibles de participer à une éventuelle tentative d’approche ou d’entrée. Les appels diffusés sur internet justifient une surveillance renforcée, mais ne permettent pas à eux seuls d’anticiper l’ampleur d’une mobilisation sur le terrain.
Ceuta aborde le 23 septembre après plusieurs semaines de forte pression migratoire et un dispositif exceptionnel mobilisant Policía Nacional, Guardia Civil, services d’accueil et juridictions. La crise ouverte à la fin juillet a également porté le dossier au niveau européen.
La priorité immédiate consiste désormais à empêcher la formation de concentrations capables d’atteindre le périmètre frontalier. La présence de groupes à quelques kilomètres du Tarajal accroît la vigilance, mais le scénario reste ouvert : leurs déplacements et l’action préventive des deux côtés de la frontière détermineront si le 23 septembre reste un appel numérique ou se traduit de nouveau par une pression directe sur Ceuta.

