MADRID — Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a présidé ce vendredi une réunion extraordinaire de coordination consacrée à la crise migratoire de Ceuta, une semaine après l’entrée massive de migrants dans la ville autonome. Organisée depuis le palais de la Moncloa, cette réunion a rassemblé les principaux ministres concernés afin d’évaluer la situation et de coordonner la réponse de l’exécutif.
Autour du chef du gouvernement figuraient notamment les ministres de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, de la Défense, Margarita Robles, des Affaires étrangères, José Manuel Albares, de la Présidence, Félix Bolaños, ainsi que la ministre de la Jeunesse et de l’Enfance, Sira Rego. Les échanges ont porté sur l’évolution de la situation à Ceuta, la coordination entre les différents ministères et les mesures destinées à répondre aux conséquences de la crise.
Coopération européenne et prise en charge des mineurs
Le gouvernement a également fait le point sur la coopération avec le Maroc, le soutien apporté par les institutions européennes et la prise en charge des centaines de mineurs étrangers non accompagnés accueillis à Ceuta. L’exécutif poursuit les travaux engagés avec les communautés autonomes afin de répartir l’accueil des mineurs et d’alléger la pression sur les structures de la ville.
Cette réunion intervient après le soutien affiché par les ministres de l’Intérieur de l’Union européenne lors de leur réunion extraordinaire, ainsi que l’annonce par la Commission européenne de l’examen d’une aide financière supplémentaire à l’Espagne. Elle précède également les comparutions prévues à la fin du mois d’août devant le Congrès des députés de plusieurs ministres chargés d’expliquer la gestion gouvernementale de la crise.
Depuis le début des événements, Pedro Sánchez affirme que la coordination entre les différents ministères, les autorités de Ceuta, les forces de sécurité, le Maroc et les institutions européennes demeure essentielle afin de prévenir de nouvelles tentatives d’entrée et d’assurer la gestion d’une crise migratoire sans précédent récent pour la ville autonome.

