La grève dans les sites espagnols d’Airbus se poursuit après le rejet par la majorité des syndicats de la proposition destinée à mettre fin au conflit salarial. SIPA, UGT, ATP, UTIL et CGT affirment que 95 % des participants aux assemblées ont jugé l’accord insuffisant, tandis que CCOO avait défendu un préaccord comprenant des hausses salariales et de nouvelles conditions de télétravail.
La proposition incluait une révision salariale cumulée jusqu’en 2027, des clauses liées à l’inflation et des mesures de flexibilité. Les organisations opposées au texte estiment toutefois qu’il ne compense pas pleinement la perte de pouvoir d’achat et ne répond pas aux revendications du personnel.
Une chaîne industrielle entre l’Espagne et Toulouse
Le conflit dépasse le cadre de chaque usine. Airbus fonctionne comme un réseau européen de production dans lequel les sites espagnols, les fournisseurs et les chaînes d’assemblage de Toulouse dépendent de calendriers coordonnés.
Une prolongation des arrêts peut donc affecter la livraison de composants, les cadences et la charge de travail des entreprises sous-traitantes.
La négociation reste ouverte
Les parties doivent désormais trouver un compromis sur les salaires, l’inflation et l’organisation du travail. L’enjeu est d’éviter que le conflit ne s’étende et ne perturbe davantage une industrie stratégique pour l’Espagne, l’Occitanie et l’ensemble de l’Eurorégion.

