MADRID — Le président du Parti populaire espagnol, Alberto Núñez Feijóo, a défendu vendredi l’idée que Vox ne présente pas de candidats au Sénat dans les provinces où il n’a aucune chance de remporter un siège, en contrepartie d’un geste du PP. Cette proposition s’inscrit dans les discussions engagées entre les deux formations avant les élections législatives du 29 novembre. Aucun accord n’a cependant été conclu.
Interrogé sur la Cadena SER, le candidat du PP à la présidence du gouvernement a jugé « logique » que le parti de Santiago Abascal envisage de renoncer à certaines candidatures. Il s’agirait, selon lui, de limiter la dispersion des suffrages afin d’améliorer les chances de représentation de la droite au Sénat.
Feijóo a précisé avoir parlé pour la dernière fois avec Abascal mercredi. Il a toutefois reconnu ne disposer d’aucune information définitive sur les provinces concernées ni sur la forme exacte de la contrepartie que pourrait proposer le Parti populaire.
Des négociations sans accord définitif
Le dirigeant conservateur a confirmé qu’une absence de candidature du PP dans un petit nombre de provinces avait été envisagée, tout en indiquant que cette hypothèse correspondait à une étape antérieure des discussions. La suite dépendrait de la volonté de Vox de se retirer dans les circonscriptions où ses chances de remporter un siège sont jugées faibles.
Ces échanges répondent à la stratégie du PSOE et de Frente Amplio, qui ont décidé de présenter des candidatures communes au Sénat dans de nombreuses circonscriptions. Le PP et Vox cherchent à préserver une majorité dans la chambre haute. Feijóo avait déjà évoqué cette semaine la possibilité de recourir aux sénateurs désignés par les parlements régionaux pour trouver un terrain d’entente.
Une décision attendue avant la clôture des listes
Le délai légal pour déposer des coalitions électorales étant écoulé, les deux partis ne peuvent plus constituer une alliance formelle par cette voie. Les listes de candidats au Sénat doivent être déposées au plus tard le 26 octobre, ce qui laisse peu de temps aux négociateurs pour décider d’éventuels retraits.
À ce stade, aucune province n’a été officiellement désignée, aucun retrait de candidature n’a été confirmé et aucune répartition de sièges n’a été annoncée. Les prochains jours devront permettre de déterminer si les échanges entre Feijóo et Abascal débouchent sur des décisions concrètes avant l’échéance électorale.

