Manifestations du 24 octobre : Macron convoque un Conseil de défense et durcit les restrictions

Por
5 minutos de lectura
Elysee

PARIS — La France se prépare à une nouvelle journée de mobilisation samedi 24 octobre, avec un dispositif de sécurité renforcé et des restrictions annoncées sur les cortèges. Emmanuel Macron a indiqué jeudi que les manifestations organisées par les syndicats pourraient se tenir sur des itinéraires alternatifs proposés par les préfets afin de protéger les commerces et les bâtiments publics. Pour les autres rassemblements, l’exécutif entend prononcer des interdictions lorsque les conditions légales le permettent.

Ces annonces interviennent cinq jours après la mobilisation du 17 octobre, marquée par des violences, des dégradations et des pillages dans plusieurs villes. Le gouvernement veut éviter de nouveaux incidents alors que syndicats, organisations étudiantes et collectifs de gilets jaunes maintiennent leurs appels à manifester.

Des itinéraires alternatifs pour les cortèges syndicaux

À l’issue d’une réunion avec les services de renseignement et les responsables de la sécurité, jeudi 22 octobre, Emmanuel Macron a indiqué que la recommandation générale de l’exécutif était de ne pas organiser de manifestation dans les prochains jours. Il a toutefois précisé que les préfets proposeraient des tracés alternatifs aux organisations syndicales. Les rassemblements organisés par d’autres collectifs pourraient être interdits lorsque la situation et le droit le permettent.

À Paris, deux itinéraires avaient été déclarés avant cette annonce. La coordination des gilets jaunes envisageait un défilé de Bastille à Opéra, via République, tandis que la CGT parisienne avait déclaré un parcours de Bastille à Nation. Une déclaration ne vaut pas confirmation du tracé : les décisions de la Préfecture de police restent déterminantes. Aucun de ces parcours ne peut, à ce stade, être présenté comme officiellement validé pour samedi.

De Doha à la réunion de sécurité du jeudi

Mercredi 21 octobre, lors d’un échange avec la presse à Doha, au Qatar, et non à Abou Dhabi, Emmanuel Macron avait assuré que les personnes souhaitant provoquer des troubles dans les centres-villes samedi seraient empêchées de le faire. Il avait annoncé une réunion avec les services de renseignement, le Premier ministre et les ministres concernés pour analyser les événements du 17 octobre et préparer les prochaines échéances.

Jeudi, à l’issue de cette réunion, le chef de l’État a détaillé sa position sur les rassemblements. Il a également annoncé que les organisations lycéennes et étudiantes seraient reçues lundi par le Premier ministre Sébastien Lecornu. Les revendications portées par les mobilisations concernent notamment le pouvoir d’achat, les salaires, la fiscalité et les moyens de l’enseignement.

Un dispositif de maintien de l’ordre renforcé

L’exécutif prévoit un déploiement important samedi. Les moyens annoncés comprennent des renforts de policiers et de gendarmes, des unités spécialisées et des véhicules blindés. Des militaires de l’opération Sentinelle doivent également être mobilisés dans le cadre de leurs missions de protection. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a défendu une doctrine privilégiant une plus grande réactivité et mobilité des forces.

Les décisions préfectorales permettront de distinguer les cortèges maintenus, les itinéraires modifiés et les rassemblements interdits. En France, une manifestation sur la voie publique fait l’objet d’une déclaration préalable. Cette procédure n’est pas, en elle-même, une demande d’autorisation : les autorités peuvent toutefois prendre un arrêté d’interdiction motivé par des risques pour l’ordre public, sous le contrôle du juge.

Une nouvelle mobilisation dans un climat de tension

Le rendez-vous du 24 octobre intervient après une semaine de réunions gouvernementales consacrées aux violences du samedi précédent, notamment avec des responsables politiques et des élus locaux. Les organisations mobilisées continuent de mettre en avant leurs revendications sociales, tandis que l’exécutif insiste sur la prévention de nouveaux troubles.

Les parcours définitifs et les éventuels périmètres d’interdiction dépendront des arrêtés publiés avant samedi. Les trajets annoncés à Paris par les organisateurs ne doivent donc pas être confondus avec des parcours déjà autorisés.

Compartir este artículo
Seguir
ON DESK es la firma colectiva de la redacción de OLA NEXT. Identifica los contenidos elaborados, actualizados o coordinados por el equipo editorial del medio a partir de fuentes propias, institucionales, empresariales y documentales. OLA NEXT cubre la actualidad económica, empresarial, política e institucional, con especial atención a Cataluña, Occitania, Aragón, Baleares, Andorra y a las dinámicas transfronterizas de la Eurorregión. Los contenidos publicados bajo la firma ON DESK son revisados conforme a los criterios editoriales y periodísticos de OLA NEXT.