MADRID — La revalorisation des salaires des agents publics espagnols prévue pour 2027 doit encore être mise en œuvre, alors que les élections législatives anticipées du 29 novembre modifient le calendrier politique. L’accord pluriannuel prévoit une hausse consolidée de 4,5 %, à laquelle pourrait s’ajouter un complément de 0,5 % si les conditions prévues sont remplies.
Plus de trois millions de personnes employées par les différentes administrations sont concernées. Le gouvernement et les organisations syndicales se sont entendus sur une trajectoire de rémunération, mais les augmentations nécessitent encore les actes réglementaires et budgétaires appropriés.
Un accord salarial qui doit être appliqué
Le cadre négocié jusqu’en 2028 distingue les augmentations acquises des compléments variables dépendant de l’inflation. Le taux de 5 % représente ainsi un plafond possible pour 2027 dans les conditions annoncées, et non une augmentation supplémentaire déjà versée aux agents.
Le ministère chargé de la Fonction publique a reconnu que les engagements devaient être concrétisés. Les élections peuvent peser sur le calendrier de leur adoption, sans effacer automatiquement les termes de l’accord.
Les syndicats demandent des garanties
Le syndicat CSIF a demandé au gouvernement de garantir que les élections ne retarderaient pas la revalorisation salariale ni les autres mesures négociées. Les discussions portent également sur les effectifs, les carrières, la précarité de certains emplois publics et l’organisation du travail.
La hausse concernerait l’administration centrale, les communautés autonomes et les collectivités locales. Elle aurait des conséquences sur le pouvoir d’achat des agents et les budgets publics. Le calendrier précis de versement et le complément éventuel restent liés aux décisions d’application et aux critères prévus par l’accord.

