Puigdemont prépare son retour en Catalogne et écarte le rôle de chef de l’opposition

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© Jordi Bedmar

BARCELONA — Carles Puigdemont prépare son retour en Catalogne, sans annoncer de date, et ne compte pas devenir chef de l’opposition au Parlement régional. L’ancien président de la Generalitat et dirigeant de Junts l’a indiqué dans un entretien accordé à Jordi Basté pour La 2 Cat, diffusé jeudi soir par RTVE et enregistré à son domicile de Waterloo, en Belgique.

Puigdemont présente son retour comme irréversible, dans le prolongement des décisions judiciaires concernant la loi d’amnistie. Le Tribunal constitutionnel a validé son application aux faits de détournement de fonds liés au processus indépendantiste et la Cour suprême a levé le mandat d’arrêt visant l’ancien dirigeant. Celui-ci a néanmoins demandé mercredi à la juridiction d’appliquer sans délai l’amnistie et de clore définitivement la procédure le concernant.

Un retour sans direction de l’opposition

L’ancien président catalan a expliqué qu’il ne souhaitait pas occuper la fonction de chef de l’opposition au Parlement. À ses yeux, un ancien président de la Generalitat n’a pas vocation à contrôler ensuite son successeur dans ce rôle institutionnel. Il n’a pas précisé s’il siégerait comme député après son retour.

Au cours de l’entretien, Puigdemont a également évoqué les transformations de la société catalane depuis son départ en 2017. Il souhaite découvrir par lui-même les évolutions du territoire et renouer avec sa vie familiale. Il prévoit notamment de se rendre au cimetière où reposent ses parents et dans la maison familiale de Sant Julià de Ramis.

Une proposition de grâce évoquée

Le dirigeant de Junts affirme qu’un responsable socialiste, dont il ne révèle pas l’identité, s’est déplacé à trois reprises en Belgique pour lui proposer une grâce. Selon son récit, il l’a refusée au motif qu’elle aurait nécessité une condamnation préalable, préférant une amnistie conçue comme une réponse politique. Ces affirmations correspondent à sa version des échanges et n’ont pas été indépendamment établies dans l’entretien.

Ces déclarations interviennent alors que le Tribunal des comptes a également appliqué l’amnistie à Puigdemont et à 34 autres personnes mises en cause dans le dossier des dépenses du processus indépendantiste. Le rôle qu’il entend exercer au sein de Junts et des institutions catalanes reste à préciser, à l’approche des élections législatives espagnoles du 29 novembre.

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