PARIS — Les lycéens français ont organisé mardi 13 octobre un cinquième acte national de mobilisation pour réclamer davantage de moyens, d’enseignants et de meilleures conditions de scolarité. Selon le bilan rapporté par Reuters, environ 161 000 personnes ont manifesté, contre 266 000 lors de la précédente mobilisation. Le mouvement recule en nombre de participants, mais les blocages et cortèges se poursuivent dans plusieurs villes.
214 établissements fermés
La journée a entraîné la fermeture de 214 établissements, contre environ 800 lors de la précédente mobilisation. À Paris, un cortège est parti de la place d’Italie en direction des Invalides. Des incidents ont été signalés dans certaines villes, même si la majorité des rassemblements se sont déroulés pacifiquement.
La militante écologiste Greta Thunberg a rejoint les manifestations, soutenues par plusieurs organisations de jeunesse et une partie de la gauche française.
Des demandes sur les horaires et les moyens
Les lycéens dénoncent les absences d’enseignants non remplacées, les classes surchargées, la vétusté des bâtiments et les journées de cours trop longues. La plateforme de consultation mise en place par le gouvernement a recueilli quelque 67 000 contributions. Les horaires scolaires et les conditions matérielles des établissements figurent parmi les préoccupations les plus fréquemment citées.
L’Union syndicale des lycéens réclame également la suppression de Parcoursup, la plateforme d’accès à l’enseignement supérieur, ainsi qu’un plan de 10 milliards d’euros pour les lycées. Ces propositions sont des revendications des organisateurs, non des mesures adoptées par le gouvernement.
Une réponse gouvernementale encore contestée
Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a promis le déploiement en urgence de 3 000 enseignants remplaçants dans les établissements les plus touchés. L’exécutif envisage également de reprendre certaines propositions formulées par les lycéens sous forme d’amendements au budget 2027.
La baisse de la mobilisation ne signifie pas la fin du conflit. Les organisations étudiantes continuent de demander des engagements concrets, tandis que le gouvernement doit composer avec ses contraintes budgétaires.

