MADRID — Les syndicats espagnols CCOO et UGT demandent une augmentation d’au moins 7 % du salaire minimum interprofessionnel (SMI) en 2027, afin de le porter à 18 290,58 euros bruts par an. Cette revendication représente environ 1 196 euros supplémentaires par rapport au montant actuel de 17 094 euros annuels. Elle doit être présentée au gouvernement dans le cadre de la révision du salaire minimum.
Le secrétaire général d’UGT, Pepe Álvarez, a présenté cette demande mardi 13 octobre lors d’une conférence de presse organisée avec son homologue de CCOO, Unai Sordo. Les deux organisations y ont également détaillé leur appel à une grève générale le 11 novembre.
Compenser la hausse des prix
Les syndicats mettent en avant l’érosion du pouvoir d’achat. Selon Álvarez, la revalorisation de 3,1 % appliquée au salaire minimum en février 2026 est restée inférieure à l’évolution des prix, avec un écart estimé à environ deux points de pourcentage.
Le montant revendiqué correspond à environ 1 306,47 euros bruts par mois sur 14 versements, contre près de 1 221 euros actuellement. Il s’agit d’équivalences calculées à partir des montants annuels et non de nouvelles rémunérations déjà approuvées.
Une proposition attendue des experts
La ministre du Travail, Yolanda Díaz, a demandé à la commission consultative sur le salaire minimum de rendre ses propositions pour 2027 avant la fin octobre ou, au plus tard, au début de novembre. Elle n’a pas confirmé qu’une augmentation pourrait être adoptée avant les élections législatives du 29 novembre, mais souhaite que les entreprises connaissent le montant applicable au 1er janvier.
La revendication ouvre un débat sur les salaires, l’inflation et les coûts du travail. En Catalogne, en Aragon, aux Baléares et dans la Communauté valencienne, comme dans le reste de l’Espagne, seule la décision finale du gouvernement fixera le salaire minimum applicable en 2027. La hausse de 7 % reste à ce stade une demande syndicale.

