MADRID — La présidente de la Communauté de Madrid, Isabel Díaz Ayuso, a souhaité lundi que le défilé de la fête nationale espagnole soit le dernier auquel Pedro Sánchez assiste en tant que chef du gouvernement. La dirigeante du Parti populaire s’est exprimée auprès de Telemadrid à son arrivée à la parade militaire du 12 octobre, à moins de sept semaines des élections législatives anticipées du 29 novembre.
La présidente madrilène vise la fin du mandat de Sánchez
Après avoir célébré la fête nationale, la fête de Notre-Dame du Pilier et les liens entre les pays hispanophones, Ayuso a directement attaqué l’exécutif. Elle a dit espérer qu’il s’agisse du « dernier défilé » de Pedro Sánchez à la Moncloa et l’a accusé de chercher à utiliser un dernier « stratagème » dans la campagne électorale.
La responsable régionale a également dénoncé ce qu’elle présente comme l’« impunité », les « mensonges » et la « mafia » du gouvernement. Ces qualificatifs relèvent de son discours partisan. La poursuite ou non du mandat de Sánchez dépendra du scrutin, puis des majorités susceptibles de se constituer au Parlement espagnol.
Des huées et une revendication de soutien à Ceuta
Les déclarations d’Ayuso ont été prononcées au cours d’une journée marquée par des sifflets, des huées et des insultes visant Pedro Sánchez à son arrivée. Une partie du public a, en revanche, applaudi Felipe VI et Letizia, accompagnés de la princesse Leonor et de l’infante Sofía. Quelque 4 380 participants ont pris part au défilé organisé sur les avenues du Prado et de Recoletos.
La présidente madrilène a aussi évoqué la situation à Ceuta, après la crise migratoire de l’été. Elle a annoncé qu’un hommage aux habitants de cette ville autonome serait organisé lors de la corrida de la Hispanidad, aux arènes de Las Ventas à Madrid. Des slogans de soutien à Ceuta ont également été entendus parmi les spectateurs du défilé.
Un déplacement royal après la fête nationale
Ayuso a salué la visite prévue de Felipe VI et Letizia à Ceuta et Melilla après les cérémonies du 12 octobre. À ses yeux, ce déplacement constitue un geste institutionnel envers les deux villes autonomes, dont elle a souligné l’appartenance à l’Espagne.
La fête nationale se déroule cette année dans un climat de précampagne, alors que les enjeux migratoires et les relations avec Ceuta occupent une place importante dans le débat politique. La cérémonie a conservé son déroulement militaire et institutionnel, avec les honneurs au drapeau et le passage des unités des forces armées, tandis que plusieurs responsables politiques se sont exprimés devant la presse.

