PARIS — La France connaît ce mardi 29 septembre une journée de grève dans la fonction publique marquée par une forte mobilisation attendue dans l’éducation et par un mouvement de blocages de lycées qui s’est étendu à la veille de la mobilisation. Écoles, hôpitaux et administrations peuvent être perturbés, tandis que l’impact annoncé sur les grands réseaux de transport apparaît plus limité.
Les syndicats de la fonction publique réclament notamment des hausses de salaires, une revalorisation du point d’indice, de meilleures conditions de travail et davantage de moyens pour les services publics. Dans le primaire, le Snuipp-FSU prévoit environ 40% d’enseignants grévistes. Les professeurs des collèges et lycées n’étant pas tenus de se déclarer à l’avance, l’ampleur de leur participation devra être mesurée au cours de la journée.
Enseignants en grève et lycées appelés au blocage
À la mobilisation des agents publics s’ajoute un mouvement spécifique des lycéens. L’Union syndicale lycéenne appelle à bloquer les établissements dans toute la France ce mardi, avec l’objectif d’une convergence avec la grève des enseignants et de la fonction publique. Le mouvement avait déjà touché environ 180 lycées lundi, après plusieurs jours d’actions initialement concentrées en Île-de-France.
Les revendications lycéennes portent notamment sur les classes surchargées et le manque d’enseignants et de personnels. Ces blocages ne relèvent pas juridiquement de la grève des fonctionnaires, mais leur concomitance peut amplifier les perturbations dans les établissements du secondaire.
Dans le primaire, les absences d’enseignants peuvent entraîner des fermetures de classes et perturber les cantines, le périscolaire et les autres services municipaux. Lorsque 25% au moins des enseignants d’une école ont déclaré leur intention de faire grève, les communes doivent mettre en place un service minimum d’accueil.
Hôpitaux concernés, transports plus proches de la normale
Des perturbations locales sont également possibles dans les hôpitaux et établissements de santé. La continuité des soins et les dispositifs d’assignation limitent toutefois le risque d’une interruption complète des services.
Dans les transports, les prévisions sont moins perturbées. La RATP annonce un trafic normal dans le métro et le RER. À la SNCF, les TGV et Intercités doivent circuler normalement et le trafic TER est annoncé proche de la normale, même si certaines lignes d’Île-de-France peuvent connaître des adaptations.
L’ampleur réelle de la journée dépendra désormais des premiers taux de grévistes, du nombre de lycées effectivement bloqués et de la participation aux manifestations prévues dans de nombreuses villes. L’éducation constituera dès la matinée l’un des premiers indicateurs de l’intensité de la mobilisation.

